Gros Etienne

Gros Etienne
Etienne Gros

Né à St Dié des Vosges en 1962, Etienne Gros étudia en différentes écoles des Beaux-Arts de 1980 à 1986, Epinal, Versailles, Paris, dont il sortit diplômé, après avoir collaboré avec les ateliers d’Iscan, Olivier Debré et Vladimir Vélickovic. Il reçut en 2006 le Grand Prix Azart du salon Mac. S’il vit et travaille aujourd’hui en région parisienne, il n’en demeure pas moins exposé en de nombreuses galeries et salons, en France, comme à l’étranger (Senlis, Nantes, Paris, Annecy, Lille, St Malo, Tournai, Bruges, Knokke, La Haye, Munich, Chicago…).

Sa maîtrise de la technique et son œil de sculpteur en font un peintre qui se définit lui-même comme partant de l’abstrait mais délivrant au final une œuvre figurative.

Peinture, pigments, matières, il aime à déposer tout cela sur la toile, les laisser jouer et se mélanger. Dans un deuxième temps, il y appose une présence physique, affine l’œuvre dans sa précision, tend alors vers le figuratif. Mais le travail ne s’arrête pas là : il resserre le cadre, souhaitant donner l’impression d’une troisième dimension, celle du volume, de l’effet de sculpture vivante qui émane de ces fragments de corps enchevêtrés.

Etienne Gros aime aussi recourir à une tout autre technique, un procédé unique et poétique, intemporel et aléatoire, celui du dessin à la flamme d’une lampe à pétrole.

« Etudiant aux Beaux-Arts, je noircissais des feuilles pour ensuite dessiner à la gomme. Des années plus tard, j’y suis revenu par hasard en jouant avec la flamme d’une grosse bougie qui traînait dans mon atelier. J’ai découvert que je pouvais dessiner réellement avec la fumée qui s’en dégage. Mais cette fois je n’interviens plus du tout directement sur la feuille, je ne fais que la diriger au-dessus de la flamme. »

Point de crayon ni pinceau, seule la langue de suie vient lécher la feuille, y déposant son empreinte carbone aussi voluptueuse que magique. Complexe car requérant une grande maîtrise et beaucoup de préparation, cette technique conduit souvent à de grosses pertes. Combien de feuilles sacrifiées, faute de trop, trop loin, trop noircies ?...

Ce sont ici les mèches, de tailles et de diamètres différents, qui jouent le rôle d’outils et de suppôts d’apprenti sorcier. La flamme vient peu à peu caresser la feuille pour dessiner l’arrondi d’une hanche, la volupté d’une fesse, la grâce d’une nuque, sans rien à envier à un fusain.

Dans ses dessins comme dans ses peintures, la couleur vient souvent rehausser la pureté du trait ; touches de bleus profonds, orangés, rouges flamboyants donnent vie et chaleur à ces fragments de corps, muscles saillants, courbes sensuelles, exacerbant leur force autant que leur beauté, dans un univers où l’aléa et la fragilité côtoient la puissance et la vigueur. Les noms évocateurs des toiles sont eux aussi un patchwork : « Blue Black », « Genoux oranges », « Courbe de torse », « Blanche tatouée », « Bras croisés blanc » « Approche aux bras rouges »…

Etienne Gros, artiste unique et explorateur du corps humain, en a revisité la représentation avec un œil de sculpteur voire de photographe, zoomant sur certaines parties, leur donnant vie et volume dans un corps à corps vibrant. Genoux et torse, dos ou bras, plis et replis, enlacements ou torsions, fragmentés ou portionnés, les corps semblent sortir littéralement de la toile, le modèle est à portée du bout des doigts.

Ses œuvres

Bras arrière gris

Bras arrière gris

4 700 €

Eclat blanc

Eclat blanc

3 800 €

Joue à joue

Joue à joue

4 200 €

Solo Repli

Solo Repli

4 200 €

Contact blanc

Contact blanc

5 100 €

Blanche tatouée

Blanche tatouée

5 100 €

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